Louis-Xavier de Ricard,
Le Parnasse contemporain/1866
“ La fraîcheur des ruisseaux baigne d’un doux murmure Le sommeil lent et sourd des bois extasiés : Le vent harmonieux bruit sous leur ramure Et les gazhels d’Hudhud pleurent dans les rosiers. Exhalant, de ton sein, des flots d’odeurs, écloses Parmi l’or et l’azur des jardins immortels, O divine houri, tu descends dans les roses Pour écouter Hudhud soupirer ses gazhels ; Et tout en l’écoutant, tu laisses tes mains blanches Dont la chair diaphane est faite de clarté, Courir dans l’émail jeune et délicat des branches, Comme un rapide éclair dans le ciel de l’été. ”
