Louis de Clermont Bussy d'Amboise

Résumé

Louis de Clermont Bussy d'Amboise Les stances inédites de Bussy d'Amboise (1883)

Si l'ennuy quelquefois si longtemps d'estre seul Me force et me contrai net que j'égare mon oeil Dessus quelque fonestre aussy tost je regarde, Je voy de tous coste/ ces trahi stres conjurez
Qui désirent ma mort s'ils estoient asseurez
Leur coeur tache et non poinct ma fortune me garde. Lors d'un brave désir je veux pour me vanger Sortir, bleczer, tuer, me jeter au danger,
Vous rapprter la main de leur sang toute teincte. Mais la peur d'olïensser au fort de mon desseing L'honneur que je vous doibs me saisit par la main. Jamais un grand Amour ne marche sans la crainte
Source : Gallica

Louis de Clermont Bussy d'Amboise Les stances inédites de Bussy d'Amboise (1883)

Que le Soleil la hault demeure sans flambeau, La Nuict couvre tousiours le ciel de son manteau, Ou bien que les Tirans lui refacent la guerre. Quiconque fcist jamais le Soleil et,le jour
Ne scàvoit que c'estoit du plaisir cle l'Amour. .N'.esce pas bien assez que le mien est en terre ?
Ce sont niotz inventez du jour et de la Nuict De dire qu'il est jour quand le Soleil nou's luist, Et que la Nuict survient quand lit terre s'oppose. 11 n'y a d'autre Nuict, d'autre jour, d'autres cieux Que voir ou ne voir poinct le ciel de vos beaux yeux. Vous, le Ciel, le Soleil, estes la mesme chose.
Source : Gallica

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