Résumé

Charles-Hubert Millevoye L’Indépendance de l’homme de lettres

Seul, errant et proscrit, il n’est point malheureux :
L’étude, objet constant de son idolâtrie,
Au bout de l’univers lui fonde une patrie.
Mais pour l’ensevelir les cachots sont ouverts ;
Il y descend, courbé sous le poids de ses fers...
Calme, il répète encore à l’oppresseur qu’il brave :
« Je ne suis qu’enchaîné, je ne suis point esclave. »
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Charles-Hubert Millevoye L’Indépendance de l’homme de lettres

La noble Indépendance est l’âme des talents :
Rien ne peut du génie enchaîner les élans,
Il aime à parcourir des régions nouvelles ;
Ce n’est point pour ramper qu’il a reçu des ailes.
Le vulgaire ne voit que par les yeux d’autrui ;
Le sage voit, observe, et juge d’après lui :
De l’austère équité sa main tient la balance
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