Charles-Hubert Millevoye

Élements biographiques

Charles-Hubert Millevoye L’Indépendance de l’homme de lettres

Seul, errant et proscrit, il n’est point malheureux :
L’étude, objet constant de son idolâtrie,
Au bout de l’univers lui fonde une patrie.
Mais pour l’ensevelir les cachots sont ouverts ;
Il y descend, courbé sous le poids de ses fers...
Calme, il répète encore à l’oppresseur qu’il brave :
« Je ne suis qu’enchaîné, je ne suis point esclave. »
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Charles-Hubert Millevoye Goffin, ou le Héros liégeois

« Viens, mon fils, travaillons pour qui nous abandonne :
« Ils sont tous des enfans ; sois homme pour eux tous, »
Il s’arme, et les rochers ont mugi de ses coups.
Du fer qui les meurtrit ses mains sentent l’outrage ;
Son fils baise ses mains, en lui disant : courage !
Quand un bruit plus sonore, éclatant sous le fer,
Annonce tout-à-coup les approches de l’air :
À ce bruit imprévu la troupe se ranime ;
Tous les bras à-la-fois veulent percer l’abîme ;
Il s’ouvre.... ô désespoir ! c’est le jour qu’on attend,
C’est la mort que l’on voit, la mort que l’on entend.
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