Léon Gandillot

Léon Gandillot

Résumé

Portrait de Léon Gandillot Léon Gandillot Tes seins

Fouillant éperdûment jusqu’en ton moindre atome.
Ta chair avec sa chair, ton cœur avec son cœur ;
Dans la rage de la possession suprême,
Presser, pétrir, broyer ton être, enfin jaillir,
S’exprimant d’un effort sublime de soi-même.
Et se donner ! ô rage immense, défaillir,
Tomber anéanti des ruines de son rêve,
Meurtri, brisé, damné, tandis que le désir,
Implacable phénix, de ses cendres sans trêve
Renaissant, vous revient en ses serres saisir !
Oui, Tantale altéré de vouloirs brûlants, l’onde
Rafraîchissante fuit mes lèvres ! Oh jamais !
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Portrait de Léon Gandillot Léon Gandillot Tes seins

Sois sans crainte ! Car c’est de l’amour que ma haine.
J’ai conçu dans l’âme un dégoût immodéré.
Ô rage, et de vouloirs cuisants j’ai l’âme pleine.
Sois sans crainte ! Une nuit sombre je me tuerai.
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Portrait de Léon Gandillot Léon Gandillot Tes seins

J’aime tes seins polis, durs comme des glaçons.
J’aime tes seins purs, pleins de lueurs inouïes.
Je butinerai sur ta gorge, au tourbillon
Des désirs, les senteurs sitôt évanouïes.
Ton sein est la fleur, ma lèvre est le papillon,
J’aime tes seins frais, aux pointes épanouïes.
Je veux, comme un marin que cinglent les moussons,
Voguer dans la tempête où mon âme divague.
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