Théodore de Banville,
La Toison d’or
“ Jaunes comme l’arc d’or de la nymphe homérique, Ils courent sur ton sein par de hardis élans. Et l’ivoire qui mord leurs anneaux ruisselants, Avant de contenir cette extase féerique Arrêterait plutôt les fleuves d’Amérique Où la neige des monts pleure depuis mille ans. Pour caresser tes lys que la lumière adore, Et tes blancheurs d’étoile et tes rougeurs d’aurore, Ils tombent sur tes reins en flots impétueux. ”
