Eugenio de Castro traduit par L.-P. de Brinn’Gaubast

Résumé

Eugenio de Castro traduit par L.-P. de Brinn’Gaubast L’Ermitage

Hier, vers la tombée du soir, en m’éveillant, j’aperçois, tout auprès de moi, Syrinx, fleur élyséenne, la plus belle des nymphes ! Ses cheveux sans pareils jetaient des feux d’étoile, et c’étaient sur sa chair (il y a de la neige qui brûle !) les glaciers de l’Ida qui couraient, le lait d’Amalthée qui coulait... Mais tout à coup la nymphe me voit... et toute craintive, et de sa crinière lumineuse voilant sa nudité, s’enfuit !... Je me mets, affolé d’amour, à sa poursuite, je cours, j’appelle, j’implore, mes regards flamboient
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Eugenio de Castro traduit par L.-P. de Brinn’Gaubast L’Ermitage

« Étourdis ! » s’écrie Pan, voyant les Ægipans, « malgré ce lit moelleux de safran parfumé, de fraîches roses, que j’avais trouvé, je n’ai pu m’endormir, tant vous faisiez du bruit.
» Silence ! jusqu’au lever de l’aurore, je vais dormir ; et vous, dormez aussi... voyez : la lune se lève... Mais... avez-vous l’air tristes !... Ah ! je comprends ce que c’est : pas un n’aura pu venir à bout de joindre sa Nymphe...
» Ingénus d’Ægipans ! si c’est là votre peine, vous l’êtes plus, ingénus, que le plus humble des êtres
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