Eugenio de Castro traduit par L.-P. de Brinn’Gaubast, L’Ermitage
“ Hier, vers la tombée du soir, en m’éveillant, j’aperçois, tout auprès de moi, Syrinx, fleur élyséenne, la plus belle des nymphes ! Ses cheveux sans pareils jetaient des feux d’étoile, et c’étaient sur sa chair (il y a de la neige qui brûle !) les glaciers de l’Ida qui couraient, le lait d’Amalthée qui coulait... Mais tout à coup la nymphe me voit... et toute craintive, et de sa crinière lumineuse voilant sa nudité, s’enfuit !... Je me mets, affolé d’amour, à sa poursuite, je cours, j’appelle, j’implore, mes regards flamboient ”
