Résumé

N. Nikitine,  L’Humanité nouvelle

“ L’imagination du peuple Serbe a créé les nymphes des montagnes et des forêts, belles filles innocentes que l’on appelait Vilas. Ces nymphes qui descendent des nuages ne consentent — d’après la tradition, — à danser le kolo qu’avec les chevaliers dont elles admettent la visite. Si par malheur d’autres mortels commettaient l’imprudence de s’approcher d’elles, ils tombaient aussitôt en proie à d’affreux chatouillements qui amenaient la mort. S’il faut en croire certains documents, cette croyance aux nymphes se serait maintenue en Europe jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. ”
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N. Nikitine,  L’Humanité nouvelle

“ Le paysan doit encore s’attendre à un malheur si sur sa route il fait la rencontre d’un lapin ! Chose curieuse, bien des paysans en Russie se refusent à manger les oiseaux sauvages et ils expliquent cette répugnance avec une honnête simplicité : « Cet oiseau est libre, » disent-ils, « tu ne l’as pas nourri, tu ne l’as pas élevé, donc tu n’as pas le droit de le manger. » Une comète, une aurore boréale, etc., sont encore pour le moujick des pronostics de malheur...
Toute anomalie de la nature a fourni à l’esprit observateur du paysan russe le prétexte d’une légende.
”
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N. Nikitine,  L’Humanité nouvelle

“ Tous les indo-européens ont conservé la tradition que Dieu apprit la construction au premier homme et dans la petite Russie subsiste la croyance que Dieu a donné au premier homme une charrue et à la première femme une quenouille. Comme Satan est synonyme d’ombre, dans différents endroits de la Russie les paysans croient qu’il fut l’architecte désigné pour construire la première maison, mais qu’ayant négligé, par malice, d’y ménager des fenêtres, Dieu dut envoyer un ange pour en percer. ”
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