N. Nikitine

Élements biographiques

N. Nikitine La Société nouvelle

Ne nous plaçant pas au point de vue des préjugés, des habitudes ou des conventions, nous prendrons pour critérium le sentiment naturel d’amour-propre et de dignité et nous qualifierons « prostitution » — toutes relations sexuelles résultant de la vente de sa chair par une femme ou par un homme, non moins que l’état de deux êtres forcés de par les lois et les convenances de leur pays de vivre ensemble sans amour ou sans aucune sympathie.
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N. Nikitine L’Humanité nouvelle

L’imagination du peuple Serbe a créé les nymphes des montagnes et des forêts, belles filles innocentes que l’on appelait Vilas. Ces nymphes qui descendent des nuages ne consentent — d’après la tradition, — à danser le kolo qu’avec les chevaliers dont elles admettent la visite. Si par malheur d’autres mortels commettaient l’imprudence de s’approcher d’elles, ils tombaient aussitôt en proie à d’affreux chatouillements qui amenaient la mort. S’il faut en croire certains documents, cette croyance aux nymphes se serait maintenue en Europe jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.
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N. Nikitine L’Humanité nouvelle

Le paysan doit encore s’attendre à un malheur si sur sa route il fait la rencontre d’un lapin ! Chose curieuse, bien des paysans en Russie se refusent à manger les oiseaux sauvages et ils expliquent cette répugnance avec une honnête simplicité : « Cet oiseau est libre, » disent-ils, « tu ne l’as pas nourri, tu ne l’as pas élevé, donc tu n’as pas le droit de le manger. » Une comète, une aurore boréale, etc., sont encore pour le moujick des pronostics de malheur...
Toute anomalie de la nature a fourni à l’esprit observateur du paysan russe le prétexte d’une légende.
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