Louis Havet et Comte d’Haussonville

Élements biographiques

Louis Havet et Comte d’Haussonville Revue des Deux Mondes

M. d’Haussonville résume à sa façon certains avis qu’il suppose avoir été donnés à Mme Ackermann, par M. Ernest Havet, à l’occasion d’un petit poème qu’elle lui a dédié, le Pascal. A sa façon aussi, il apprécie ces avis imaginaires : « Ne fût-ce qu’au point de vue de l’art, il était impossible de donner un conseil moins intelligent. » C’est là un écart de langage, mais le fait est faux. Mon père n’a pas donné à Mme Ackermann le prétendu conseil, et M. d’Haussonville ne saurait appuyer son assertion sur rien.
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Louis Havet et Comte d’Haussonville Revue des Deux Mondes

En réalité, voici textuellement ce que mon père a écrit à Mme Ackermann, le 11 juillet 1871, après lecture de la Croix sous sa première forme : Le dialogue entre Pascal et Jésus ne l’égale pas (c’est-à-dire n’égale pas le début de la pièce précédente) : on a déjà remarqué qu’il semble impossible de mettre en vers l’Évangile, vous avez rencontré là une difficulté semblable. Il semble que la richesse même du vers appauvrit des pensées qui semblent dans leur nudité recouvrir et contenir l’infini. C’est tout ; découvre ici qui voudra l’indignation et l’excitation à la raillerie.
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Louis Havet et Comte d’Haussonville Revue des Deux Mondes

Je n’ai aucune prétention à l’infaillibilité ; mais j’ai celle de ne point avancer de faits qui ne soient exacts, ni de conjectures qui ne soient plausibles. Or il est certain, — la lettre à laquelle je réponds n’en disconvient pas, — que, sur le conseil de M. Ernest Havet, Mme Ackermann a renoncé à une pièce où elle traduisait en vers, dont quelques-uns sont très beaux, l’extase religieuse de Pascal, et qu’à cette pièce elle en a substitué une autre, beaucoup plus faible, où elle raille chez lui la crédulité du chrétien.
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