P.-Ernest Delépine, Les chants du foyer domestique (1852)
“ Sous tes frais rideaux toujours vide, De vains atours trois fois paré, Berceau, que notre cœur avide De tant d'amour eût entouré, Infidèle à toute espérance, Sous notre toit ne serais-tu Qu'un noir messager de souffrance, Un hôte inutile et mal vu? Fuis, fuis-nous. Ton aspect nous blesse. Et pourtant nous t'aimons toujours, Cher encore à notre tendresse, Redouté de nos tristes jours ! Heureux qui, sous la blanche gaze, Jour par jour d'un œil triomphant Voir s'orner de force et de grâce Le front rosé de son enfant ! Quel charme dès la première heure Aux prospérités du berceau ! ”
