P.-Ernest Delépine

Élements biographiques

P.-Ernest Delépine,  Les chants du foyer domestique (1852)

“ Sous tes frais rideaux toujours vide, De vains atours trois fois paré, Berceau, que notre cœur avide De tant d'amour eût entouré,
Infidèle à toute espérance, Sous notre toit ne serais-tu Qu'un noir messager de souffrance, Un hôte inutile et mal vu?
Fuis, fuis-nous. Ton aspect nous blesse.
Et pourtant nous t'aimons toujours, Cher encore à notre tendresse, Redouté de nos tristes jours !
Heureux qui, sous la blanche gaze, Jour par jour d'un œil triomphant Voir s'orner de force et de grâce Le front rosé de son enfant !
Quel charme dès la première heure Aux prospérités du berceau !
”
Source : Gallica

P.-Ernest Delépine,  Les chants du foyer domestique (1852)

“ A la souffrance, aux pleurs, ce monde est condamné.
Chacun boit à son tour au funeste calice.
Le Seigneur de nos mains ne l'a pas détourné.
Hélas ! de notre hymen jusque là sans alarmes, Heureux, insouciants, nous attendions le fruit.
Un espoir mensonger nous prodiguait ses charmes, Espoir, amour et joie, une heure a tout détruit !
La mort est sans pitié ! Sa dévorante haleine, Sur le sein maternel dans l'ombre avait passé ; Et le riant berceau, sous sa parure vaine, Ne recevait qu'un corps immobile et glacé !
”
Source : Gallica

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