Pierre-François Pauthier Discours prononcé le 28 juillet 1831… (1831)

Cette confiance que vous avez placée en moi, je tâcherai de la justifier par un zèle soutenu pour tout ce qui tient au service de la Garde nationale ; j'ai la certitude que vous me seconderez dignement dans la tâche que nous avons tous à remplir comme citoyens amis de l'ordre et des lois, et dont la loi elle-même nous ferait un devoir, si notre intérêt bien entendu né nous en démontrait l'impérieuse nécessité. LIBERTÉ, ORDRE PUBLIC, cette devise chérie empreinte sur nos drapeaux nous indique nos droits et nos devoirs : que partout elle soit présente à nos esprits et préside à nos actions
Source : Gallica

Pierre-François Pauthier À M. le rédacteur de "L'Impartial"… (1831)

Croyez-le, Monsieur; notre éducation constitutionnelle n'a pas moins fait de progrès dans l'état militaire que dans l'état civil. La tribune nationale, la presse et le barreau français, ont depuis dix-sept ans grandi les esprits dans toutes les classes de la société, et donné de l'énergie aux hommes qui n'ont point abdiqué la dignité de leur être.
Je ne puis terminer cette réponse sans faire encore une remarque sur la défiance que vous paraissez avoir de l'attachement des anciens militaires aux principes constitutionnels
Source : Gallica

Pierre-François Pauthier À M. le rédacteur de "L'Impartial"… (1831)

Et sans soulever ici la question de savoir si, sous l'empire, on n'a pas trouvé cette obéissance passive (que vous attribuez exclusivement aux anciens militaires) à un. aussi haut degré dans l'ordre civil que dans l'ordre militaire, je vous dirai, Monsieur, ce que vous n'ignorez pas; c'est qu'à l'armée, en temps de guerre, cette obéissance passive en est l'âme; sans elle point de succès à espérer : et si nous ignorions encore la bonté de l'exécution, ou le vice de non exécution de ce principe de rigueur, l'histoire de nos triomphes et de nos désastres serait là pour l'attester.
Source : Gallica

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