Résumé

Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais La vraie maîtresse légitime

N’est-ce pas, Fernand, que tu es un mauvais sujet ?
— Détestable, mon petit rat, et combien répréhensible ! Quand je rentre en moi-même, je prends des bottes d’égoutier.
— Et moi, trois épaisseurs de scaphandre.
Quelques baisers s’échangèrent alors, pour démontrer que ce dégoût (évidemment joué) de leur moi n’était pas mutuel. Et la jeune femme poursuivit :
— Vous vous imaginez peut-être qu’une fois mariée, le monde allait nous ficher la paix avec les différents procédés qu’on emploie à l’égard des maîtresses et des légitimes ? Ah ben, ouiche !
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Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais La vraie maîtresse légitime

« Eh bien ! mon enfant, voici : les messieurs tiennent, devant leurs maîtresses, des propos qu’ils ne doivent pas tenir devant leur femme... Les messieurs vont avec leurs maîtresses dans des endroits où ils ne doivent pas amener leur femme », etc., etc... J’avais beaucoup de peine à me payer de ces raisons, et un jour je faillis flanquer une attaque d’apoplexie à une grosse dame pudibonde, en lui demandant froidement : « Est-ce que les messieurs embrassent leurs maîtresses d’une certaine façon qu’ils ne doivent pas employer avec leur femme ? »
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