Résumé

Portrait de Aristote Aristote Hymne d’Aristote à la Vertu

HYMNE À LA VERTU.
Vertu, qui forces l’homme à vaincre la nature,
Ô le premier des biens qu’il doive conquérir,
C’est pour toi que la Grèce, heureuse de souffrir,
Supporte avec constance un labeur sans mesure,
Et pour ta beauté sainte, ô Vierge noble et pure,
Voit ses enfants mourir.
Tant il est beau le fruit inaltérable
Dont tu séduis les âmes des héros !
Tant pour les Grecs ce fruit est préférable
À la naissance, à l’or, au doux repos !
Jusqu’à toi se frayant un sentier difficile,
Les deux fils de Léda, sans redouter la mort,
Te forçaient, noble proie, en ton céleste asyle
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Portrait de Aristote Aristote Hymne d’Aristote à la Vertu

Alors Aristote, sur l’invitation de son élève, dont l’autorité pouvait lui faciliter l’étude des sciences naturelles, vint habiter Assos, où il demeura trois ans, jusqu’à l’époque où le roi de Perse, désespérant de vaincre Hermias par la force, le fit périr dans un piége, qu’au mépris des serments les plus solemnels lui tendit le frère du fameux général Memnon ; piége où Hermias tomba, victime du désir de procurer une paix durable à son peuple. Aristote, qui parvint à peine à se sauver d’Assos, ne se contenta pas de pleurer son élève
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