Résumé

Auguste Bouchet Société fraternelle des protes des imprimeries typographiques de Paris… (1849)

Sous les cieux inondés d'une chaude lumière, Où l'espace se perd dans un vague profond, L'aiglon va sillonner, l'oeil perçant, l'aile altière, Cet espace où son oeil ne voit pas jusqu'au fond. A peine a-t-il tendu sa nerveuse envergure, Qu'il pousse, en battant l'air, un cri de volupté, Un cri qui semble dire à toute la nature : Vive la liberté!
Source : Gallica

Auguste Bouchet Société fraternelle des protes des imprimeries typographiques de Paris… (1849)

Si le mal qui s'étend sur la terre souillée Vient de la liberté qu'en vain nous maudissons, La vertu, de ses dons librement dépouillée, Sème et récolte en bien d'abondantes moissons. La liberté pour l'homme est le moyen suprême ; Quand il a fait le bien avec sincérité, Libre en face du mal, il se dit à lui-même : Vive la liberté!
Source : Gallica

Auguste Bouchet Société fraternelle des protes des imprimeries typographiques de Paris… (1849)

Sois libre, esclave-, ou meurs ; Mais combien sont plus grands, torturés par phalanges, Ces glorieux chrétiens, forts de la vérité ; Ils mouraient en chantant, unis comme un choeur d'anges : Vive la liberté !
Oui, c'est la liberté, mère des grandes races, Qui couvre de travaux le sol de toutes parts ; C'est elle, autour du monde où l'on baise ses traces, Qui crée à chaque pas un prodige des arts. A l'aspect des cités où se meut l'industrie, Mine aux flancs chargés d'or, fleuve au lit argenté, L'âme du citoyen est émue, et s'écrie : Vive la liberté !
Source : Gallica

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