Charles Augustin Sainte-Beuve,
Lettre CLXXIII
“ C’est ainsi, Princesse, que je compte traîner jusqu’au retour de Votre Altesse, vivant avec mes livres et mes vieilles gens du temps passé. Il faut bien que tout mouvement poétique, tout éclair d’avenir et toute perspective soient désormais choses éteintes et disparues chez moi pour que ce voyage à votre suite ne m’ait pas même tenté. Il faut se résigner et savoir avant tout ce qu’on est. Mes forces sont ce que je les sens, non ce qu’elles paraissent. ”
