Résumé

H. Delaveau La Cour de Russie il y a cent ans

Lorsqu’on a terminé la lecture des fragmens de lettres qui nous initient à ces annales secrètes, on se sent pris de compassion pour la Russie. À peine eut-elle été ébranlée jusqu’en ses fondemens par le génie réformateur de Pierre Ier, que la direction des affaires publiques y échut en partage à l’indigne compagne de ce monarque. Les règnes suivans ne nous offrent guère qu’une suite non interrompue de rivalités sans grandeur, de trahisons odieuses, de persécutions non moins insensées que cruelles.
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H. Delaveau La Cour de Russie il y a cent ans

Puisque la Russie a supporté cette longue période de folies désastreuses, il faut reconnaître qu’elle est fortement constituée ; peu de pays auraient résisté à un pareil régime. Au reste, si les désordres auxquels nous venons de faire allusion n’ont point causé plus de ravages dans son sein, c’est encore à Pierre Ier qu’il faut remonter pour trouver de ce fait remarquable une explication suffisante. On a souvent blâmé ce souverain d’avoir élevé, par ses réformes, une barrière infranchissable entre la noblesse et le peuple.
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H. Delaveau La Cour de Russie il y a cent ans

On ne tardera pas sans doute à accorder la même faveur aux écrivains qui voudront s’occuper des règnes suivans ; le gouvernement russe est maintenant assez fort et assez sage pour n’avoir point à redouter que l’on divulgue les honteuses faiblesses de ses prédécesseurs. En attendant, les pages que nous venons de parcourir pourront être utilement consultées par tous ceux que la curiosité ou un motif plus sérieux engageront à étudier l’histoire de Russie dans les temps qui suivirent le règne de Pierre le Grand.
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