Laurent Delcasso, L'ovariotomie : au docteur Koerberlé (1868)
“ Un monstre parasite, aux sources de la vie S'implante, se nourrit, s'enfle, se fortifie. Le kyste distendu par des sucs assassins Paralysant le jeu des organes voisins, La mort vient à grands pas, et la victime même Peut calculer l'instant de son arrêt suprême. D'adroits opérateurs, anglais, américains, Aux racines du mal osaient porter les mains Et souvent leur audace enchaînait la victoire. Paris, importuné des échos de leur gloire, S'eflorçait, mais en vain, d'égaler leurs hauts faits. L'art, dans ses cavités cherchait l'énorme faix, Dégageait, enlevait cette masse effrayante. ”
