Résumé

Laurent Delcasso L'ovariotomie : au docteur Koerberlé (1868)

Un monstre parasite, aux sources de la vie S'implante, se nourrit, s'enfle, se fortifie.
Le kyste distendu par des sucs assassins Paralysant le jeu des organes voisins, La mort vient à grands pas, et la victime même Peut calculer l'instant de son arrêt suprême.
D'adroits opérateurs, anglais, américains, Aux racines du mal osaient porter les mains Et souvent leur audace enchaînait la victoire.
Paris, importuné des échos de leur gloire, S'eflorçait, mais en vain, d'égaler leurs hauts faits.
L'art, dans ses cavités cherchait l'énorme faix,
Dégageait, enlevait cette masse effrayante.
Source : Gallica

Laurent Delcasso L'ovariotomie : au docteur Koerberlé (1868)

Notre âge est plu& ingrat, et pourtant, Kœberlé, Le miracle, tu l'as vingt fois renouvelé; Vingt fois ton art puissant a vaincu; vingt familles Doivent à ton secours leurs mères ou leurs filles.
Aussi (l'entendez-vous?) des hameaux, des cités, L'hymne reconnaissant monte de tous côtés.
Des bords les plus lointains, les pauvres affligées, Sur la foi de ton nom viennent encouragées.
De l'est et du couchant et du sud et du nord, Le cortège souffrant qui fuit devant la mort Accourt à son sauveur. Ta jeune renommée Sur tous les points du globe est aujourd'hui semée.
Source : Gallica

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