Résumé

Les Poètes sociaux

“ Ô pain des hommes, fruit merveilleux de la terre !
Depuis que le semeur pensif et solitaire
Aux noirs sillons t’a confié,
Par quel tenace effort, grain de blé, puis brin d’herbe,
Jeune épi, mûr enfin pour la faux et la gerbe,
As-tu si bien fructifié !
”
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Les Poètes sociaux

“ Il a fallu que l’homme ajoutât son courage
À la patience du champ,
Que l’ardeur du soleil et la fraîche rosée,
L’air du ciel pénétrant sous la terre brisée,
Vinssent en aide au soc tranchant.
Pour que le grain naquît de la chétive graine,
Il a fallu des bœufs que l’énergie humaine
Eût dressés au rude labeur,
L’infatigable faux, la meule qui se hâte,
L’eau, le sel, le levain frémissant dans la pâte,
Le rouge embrasement du four !...
Fait par tous et pour tous, dis-nous, ô pain des hommes !
Qu’il serait temps de vivre en frères que nous sommes,
Las enfin de nous égorger
”
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Les Poètes sociaux

“ Tu mourus mille fois, mais toujours pour revivre. À cette heure, le souffle éperdu qui m’enivre Nous annonce les temps rêvés. À l’œuvre, ô travailleurs du siècle qui commence ! Je viens vous soutenir dans votre tâche immense : Prenez-moi, mangez, et vivez ! ”
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