Théodore de Banville,
Vous en qui je salue une nouvelle aurore…
“ Et triste, agenouillée en larmes parmi l’herbe, La Déesse, en songeant, Elle-même eût noué sur sa jambe superbe Le cothurne d’argent ! Ainsi vous la verrez dans les brûlants délires De vos cœurs embrasés, Et sachez que sa voix eut la douceur des lyres Et des premiers baisers, Amants qui devez naître ! et le doux nom de Laure, Dans les vers cent fois lus, Et l’Elvire aux beaux yeux que le génie adore Ne vous troubleront plus. Et vous ferez chanter par quelque fier poëte, Mon fils et mon rival, Les femmes qui seront une image imparfaite De ce type idéal. ”
