Émile Verhaeren,
CELLE DE L’ÎLE
“ Qui fait le tour de la misère humaine. Le soir encor au crépuscule, En des golfes, où se recule Vers l’horizon le vieux soleil, Avec, sur leurs mains claires, L’ombre errante des fleurs auréolaires, Dans le site vermeil De leurs golfes tranquilles, Elles s’assoient, travailleuses, mais immobiles J’ai navigué autour de l’île, En ma barque, depuis quels jours, Vers l’une d’elles qui toujours Sans regarder s’attarde et file. ”
