Émile Verhaeren

Émile Verhaeren

Résumé

Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren,  L’ORAGE

“ Oh ! ces hameaux perdus, là-bas, au fond des plaines !
Leur sol crevé n’est plus qu’un écheveau d’ornières
Courant, noué ou dénoué, vers les rivières ;
Terres et cieux sont confondus à l’horizon ;
L’eau flagelle les murs et racle les maisons ;
Tout tremble et pleure et geint et craque et se disloque ;
Le jour a disparu sous des voiles de nuit ;
La foudre au sud, au nord, déchire l’infini
Comme une loque.
Et dans les clos, la peur augmente encor ;
Du milieu de la cour, les fumiers d’or
Débordent.
”
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Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren,  L’ORAGE

“ Mais voici qu’une nue immense et lézardée
D’un frisson d’or,
Monte du sud et surplombe l’espace.
Le ciel entier n’est que menace.
Les nuages cuivrés qui se pourchassent
S’entrechoquent et s’allument férocement.
”
Source : Wikisource

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