Charles van Lerberghe

Charles van Lerberghe

Résumé

Portrait de Charles van Lerberghe Charles van Lerberghe Les Flaireurs

Qu’est-ce qu’il y a, ma fille ?
LA FILLE. C’est un oiseau de nuit, petite mère. — Qui êtes-vous donc ?
LA VOIX. Mais... l’homme avec le linge.
LA FILLE. L’homme avec le linge ?
LA VOIX. Oui.
LA MÈRE. Mais non, ma fille, mais non, j’entends quelqu’un qui parle. Qui est-ce qui est là, ce n’est pas ta voix, cela : mais non, il y a quelqu’un ! Qui est-ce, ma fille ?
LA FILLE. Petite mère, ce n’est rien, te dis-je.
LA MÈRE. Si, si, il y a là quelqu’un.
(On frappe.) Tu entends ! on frappe. Qui est-ce ? demande qui c’est.
LA FILLE. Petite mère, c’est un homme égaré qui demande son chemin.
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Portrait de Charles van Lerberghe Charles van Lerberghe Les Flaireurs

Ah, mon Dieu ! Mais qu’est-ce que je vous ai donc fait. Ah, mon Dieu ! Ah, mon Dieu !
(Coups et craquements. Elle
tombe à genoux devant la
porte en sanglotant.)
LA MÈRE faisant de violents efforts pour se lever. Entrez, belle Dame, voici le jour et je suis prête.
LA FILLE à genoux et les mains levées. Oh ! oh ! j’ai peur, cessez de grâce ! nous sommes de pauvres femmes. Nous n’avons rien. Ma mère est malade. Vous ne venez pas nous prendre, n’est-ce pas ? Vous n’êtes pas de méchants hommes. Je vous ouvrirai, mais dites, vous n’êtes pas des hommes sans cœur, n’est-ce pas ?
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