Émile Verhaeren,
VIEILLE FERME À LA TOUSSAINT
“ La ferme aux longs murs blancs, sous les grands arbres jaunes Regarde, avec les yeux de ses carreaux éteints, Tomber très lentement, en ce jour de Toussaint, Les feuillages fanés des frênes et des aunes. Elle songe et resonge à ceux qui sont ailleurs, Et qui, de père en fils, longuement s’éreintèrent, Du pied bêchant le sol, des mains fouillant la terre, À secouer la plaine à grands coups de labeur. ”
