Achille Rouquet

Élements biographiques

Achille Rouquet Petits poèmes

Il vit — tandis qu’en bas, montrant les poings aux cieux,
La foule s’indignait — une traînée affreuse,
Noirâtre, maculant tout son socle et, hideuse,
Éclaboussant son nom d’un immonde crachat.
Et Barbes comprit tout : l’effroyable attentat,
La plainte du granit, les voix des voyous pâles
Et les rires mauvais secouant ces vandales
Dans la nuit.
Dans la nuit. Il laissa tomber un pleur d’airain
Et, lutteur invaincu, reprit son front serein.
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Achille Rouquet Petits poèmes

Ô femme, j’ai compris d’où te vient la beauté
Dont rayonne ton front fait pour le diadème.
Le Paros de ta chair a beau servir de thème,
On n’en dira jamais toute la pureté ;
Et ton corps où, parfois, s’endort la volupté
En reçoit pour toujours une grâce suprême.
Mais, si l’on doit aimer la courbe de tes flancs.
La superbe rondeur de tes seins aussi blancs
Que la neige des Monts, le lys ou l’asphodèle ;
Si l’on rêve de tes cheveux longs et soyeux.
Ce qu’il faut admirer et qui te rend si belle,
Déesse, c’est surtout la splendeur de tes yeux !
PRO PATRIA
I
Ils étaient vaincus
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