Louis Desprez,
L’Évolution naturaliste
“ D’un heurt continuel naquit cette verve comique amère qui coule à travers Madame Bovary, le Cœur simple, l’Education sentimentale et déborde dans Bouvard et Pécuchet. Dès sa Tentation de saint Antoine, Flaubert s’écriait : « On n’a pas besoin de posséder les joies pour en sentir l’amertume ! Rien qu’à les voir de loin, le dégoût vous en prend. Tu dois être fatigué par la monotonie des mêmes actions, la durée des jours, la laideur du monde, la bêtise du soleil ! » Et d’Homais à Pécuchet, il se complaît dans l’idiotisme bourgeois, dont l’énormité l’exaspère et l’enchante. ”

