Résumé

Portrait de Louis Desprez Louis Desprez,  L’Évolution naturaliste

“ D’un heurt continuel naquit cette verve comique amère qui coule à travers Madame Bovary, le Cœur simple, l’Education sentimentale et déborde dans Bouvard et Pécuchet.
Dès sa Tentation de saint Antoine, Flaubert s’écriait : « On n’a pas besoin de posséder les joies pour en sentir l’amertume ! Rien qu’à les voir de loin, le dégoût vous en prend. Tu dois être fatigué par la monotonie des mêmes actions, la durée des jours, la laideur du monde, la bêtise du soleil ! » Et d’Homais à Pécuchet, il se complaît dans l’idiotisme bourgeois, dont l’énormité l’exaspère et l’enchante.
”
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Portrait de Louis Desprez Louis Desprez,  L’Évolution naturaliste

“ Dans la survie de l’œuvre à l’homme se cache la plus cruelle des ironies. Les descendants de Flaubert, privés de sa dernière illusion, ne désirent même pas jeter l’ancre dans les siècles. Les plus virils aiment la vie pour la vie, la lutte pour la lutte, et ne daignent point lever la tête vers le ciel impassible. ”
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Portrait de Louis Desprez Louis Desprez,  L’Évolution naturaliste

“ Flaubert ne reste impitoyable qu’au bourgeois. Dans l’Éducation sentimentale, il a lardé les grosses figures bêtes qui avaient attristé sa vingtième année, lui avaient causé ses premières, ses plus cruelles désillusions. Arnoux avec sa touche de commis-voyageur, le faux Robespierre Sénécal, les comparses qui bondent le salon du banquier ventru, vivent d’une vie intense. Le satirique n’a pas autant grossi les traits que dans Bouvard et Pécuchet. ”
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