Résumé

Adine Joliveau Fables nouvelles, en vers, divisées en neuf livres

Et la France, à son Dieu, comme à ses Rois soumise,
S’entourait de la gloire, à ses vertus acquise ;
Le Ciel qui nous ravit un si rare bonheur
Semblait, par nos regrets, en prouver la douceur.
Il corrige souvent ses fils dans sa sagesse ;
Voulant de leur bonheur, acquitter la promesse,
Si de sa main puissante il retire l’appui,
C’est pour les rattacher plus fortement à lui.
L’État, aux bonnes mœurs, doit son destin prospère ;
En consacrant les droits et de fils et de père,
Il resserre les nœuds de la société :
L’enfant est plus chéri du père respecté
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Adine Joliveau Fables nouvelles, en vers, divisées en neuf livres

Un État perd sa base et leur chute l’entraîne.
Dans ces temps désastreux, d’insidieux écrits
Égarèrent les cœurs, trouvèrent les esprits :
Le faux savoir, appui d’une doctrine impie,
Usurpant le saint nom de la philosophie,
(De l’humaine faiblesse, éternels monuments !)
Signala nos malheurs par ses débordements.
Plus d’autels, plus de trône et cette vierge folle
Dit : Je suis la Raison ; on encense l’Idole ;
Elle séduit le peuple et ses prêtres cruels,
De pleurs, de flots de sang inondent ses autels
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