Georges Lafenestre,
Le Parnasse contemporain/1869
“ HYMNE Je porte en moi l’âme du Monde, L’âme du magnifique & vivant Univers, Ame mobile, âme féconde Où des Printemps hardis chassent les durs Hivers ! La Terre, en qui je bois ma force, Me mêle à ses gaîtés ainsi qu’à ses douleurs, Comme l’arbuste à frêle écorce Trempé de sa rosée & teint de ses couleurs. O misère ! La froide brume Appesantit mon rêve avec le front des bois. O splendeur ! L’aube qui s’allume Dans tous les plis du cœur m’illumine à la fois. ”
