Georges Rodenbach

Georges Rodenbach

Résumé

Portrait de Georges Rodenbach Georges Rodenbach,  Les Tombeaux

“ Le vieux cimetière s’est dénudé, une à une, de toutes ses tombes.
Il n’y a plus qu’une immense herbe livide, dont la pâleur avère encore l’ancienne destination. Nul ne veut du terrain triste et n’a souci d’asseoir sa maison parmi des souvenirs d’ossements. L’enclos a trop appartenu à la mort pour se réconcilier avec la vie.
Or, parmi cette solitude vide, à la place même où s’érigeaient les trois dalles debout, qui étaient jumelles et toutes voisines, il a poussé, on ne sait comment, un vaste Lys.
”
Source : Wikisource

Portrait de Georges Rodenbach Georges Rodenbach,  Les Tombeaux

“ Il est à la fois l’Urne qui apparaissait l’âme du corps de pierre que fut le sarcophage, et le Papillon qui apparaissait l’âme du corps de chair enterré dans la fosse. Il a la forme de l’Urne. Il a la couleur du Papillon.
Lys évasé et blanc, qui résume le cimetière aboli ! Lys qui sort des tombes, mais qui atteste la vie ! Car, germé à la place même où furent les morts aux pierres jumelles, il se déplie, il s’ouvre comme un grand sexe vierge, ô Lys presque charnel, qui proclame la force invincible de la matière et la fécondité chimique de la mort.
”
Source : Wikisource

Portrait de Georges Rodenbach Georges Rodenbach,  Les Tombeaux

“ Sans doute qu’il était né de cette sépulture, tant il semblait devoir s’en séparer avec peine.
Était-ce l’âme elle-même, libérée seulement à cette minute ? L’âme ne cohabite-t-elle pas avec le corps plus longtemps qu’on ne l’imagine ?
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature