Gyula Reviczky

Gyula Reviczky

Résumé

Portrait de Gyula Reviczky Gyula Reviczky Poésies magyares

Les dieux gais et rieurs ne la fréquentent plus.
Finis sont les satyres, les silvains, les naïades !
— Car en chaque buisson vivaient alors des dieux —
Arbres, fontaines, fleurs et gazons sont déserts.
Oh ! le grand Pan est mort ! oh ! le grand Pan est mort !
L’âme de la nature, au loin, s’est envolée,
Les dieux ne viennent plus s’amuser sur la terre.
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Portrait de Gyula Reviczky Gyula Reviczky Poésies magyares

Pan et les siens sont morts, mais Dieu vit toujours,
Il n’est plus dans les prés, les bois, mais dans les cœurs.
Les dieux voluptueux ont cessé d’exister.
Il est fini le temps de l’orgueilleux bonheur.
Dorénavant la terre sera aux attristés,
Le plaisir le plus doux : de répandre des larmes,
Et le désert obscur, paisible des forêts
Calmera les douleurs des êtres éprouvés.
Ceux qui ne sont pas tristes sont tous des païens !
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