Henry Becque

Henry Becque

Résumé

Portrait de Henry Becque Henry Becque,  Le Frisson

“ Un frisson !
Et lorsque vient le soir, quand plus mélancoliques
Nos psychologues vont chercher la pâmoison,
Prendre des airs d’Hamlet dans les maisons publiques,
Ils nous la font encore avec le vieux frisson.
III
Ce siècle qui finit est plein de dilettantes
Obligés de se taire et de se renfermer,
Et qui nous apprendraient des choses étonnantes
S’ils avaient sous la main de quoi les exprimer.
Les uns sont beaux, parés, couronnés, olympiques,
Ils rêvent un soleil nouveau chaque matin,
Des amours de dieu jeune et des palais féeriques
Qui crouleraient sous l’or, la chair et le satin.
”
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Portrait de Henry Becque Henry Becque,  Le Frisson

“ LE FRISSON
I
Vivent les mots nouveaux de l’École nouvelle !
Vivent ces jolis mots, brillants et savoureux,
Qui ne méritent pas qu’on leur cherche querelle :
Ils font si peu de mal et sont si peu nombreux.
Qu’est-ce que quatre mots que l’on irait combattre ?
La vieille langue est-elle en danger de finir ?
”
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Portrait de Henry Becque Henry Becque,  Le Frisson

“ Et veulent que les mots aussi soient névrosés.
Ensoleillé, je crois, est le premier en date,
Les fidèles se l’ont passé de main en main ;
On était tout porté pour assoiffé qui flatte,
Et la buée a fait un énorme chemin.
Laurer ne va pas mal. Nimber prend de l’avance.
On dit auréoler aussi négligemment.
Envolement n’a pas le coup d’aile qu’on pense ;
On peut se contenter pourtant d’envolement.
Ah ! troublant, par exemple, a satisfait les âmes
”
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