Jean de La Fontaine,
Les Souris, et le Chat-huant
“ Je le maintiens prodige, & tel que d’une Fable, Il a l’air & les traits, encor que veritable. On abattit un pin pour son antiquité, Vieux Palais d’un hibou, triste & sombre retraite De l’oiseau qu’Atropos prend pour son interprete. Dans son tronc caverneux, & miné par le temps. Logeoient entre autres habitans Force souris sans pieds, toutes rondes de graisse. L’oyseau les nourrissoit parmy des tas de bled, Et de son bec avoit leur troupeau mutilé ; Cét Oyseau raisonnoit. Il faut qu’on le confesse. ”
