Jean de La Fontaine

Jean de La Fontaine

Résumé

Portrait de Jean de La Fontaine Jean de La Fontaine Les Souris, et le Chat-huant

Je le maintiens prodige, & tel que d’une Fable,
Il a l’air & les traits, encor que veritable.
On abattit un pin pour son antiquité,
Vieux Palais d’un hibou, triste & sombre retraite
De l’oiseau qu’Atropos prend pour son interprete.
Dans son tronc caverneux, & miné par le temps.
Logeoient entre autres habitans
Force souris sans pieds, toutes rondes de graisse.
L’oyseau les nourrissoit parmy des tas de bled,
Et de son bec avoit leur troupeau mutilé ;
Cét Oyseau raisonnoit. Il faut qu’on le confesse.
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Portrait de Jean de La Fontaine Jean de La Fontaine Les Souris, et le Chat-huant

Chose par les humains à sa fin mieux conduite.
Quel autre art de penser Aristote & sa suite
Enseignent-ils par vostre foy ?
Cecy n’est point une Fable, & la chose quoy que merveilleuse & presque incroyable, est veritablement arrivée. J’ay peut estre porté trop loin la prévoyance de ce hibou ; car je ne pretends pas établir dans les bestes un progrés de raisonnement tel que celuy-cy
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