Jeanne Marais,
Annales politiques et littéraires
“ Un peu plus tard, le petit Poucet, aux aguets, distingua, aux dernières lueurs du foyer, une ombre — celle de l’Ogre, sans doute — qui venait, suivant la coutume, poser ses chaussures sur l’âtre. Lorsque tout fut endormi, le petit Poucet parvint à se débarrasser de ses liens, se leva silencieusement et s’approcha de la cheminée où les bottes, les fameuses bottes de sept lieues, se profilaient dans un reflet de braise. Les admirables bottes : elles montaient à la hauteur de sa tête ; et quand l’enfant s’y fut hissé, il se crut grimpé sur des échasses. ”
