Résumé

Portrait de Jeanne Marais Jeanne Marais Annales politiques et littéraires

Un peu plus tard, le petit Poucet, aux aguets, distingua, aux dernières lueurs du foyer, une ombre — celle de l’Ogre, sans doute — qui venait, suivant la coutume, poser ses chaussures sur l’âtre.
Lorsque tout fut endormi, le petit Poucet parvint à se débarrasser de ses liens, se leva silencieusement et s’approcha de la cheminée où les bottes, les fameuses bottes de sept lieues, se profilaient dans un reflet de braise. Les admirables bottes : elles montaient à la hauteur de sa tête ; et quand l’enfant s’y fut hissé, il se crut grimpé sur des échasses.
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Le petit Poucet n’avait pu songer à semer des cailloux sur une route où la neige tombante couvrait bientôt toute trace ; mais il eut l’idée de grimper sur un arbre afin de retrouver son chemin.
Le paysage avait cette sombre pâleur des nuits de frimas. Dans l’obscurité blafarde, l’enfant aperçut une lumière qui clignotait vers l’est. Une lumière, c’est la vie pour l’être perdu en forêt : un feu, au milieu des bois, c’est quelque chose qui cuit ou quelqu’un qui se chauffe.
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