Joseph Poisle Desgranges, L’Enfant du soldat
“ Piller dans une église ou dans une maison, C’est un crime. L’honneur doit guider la raison. « Ne souillons pas nos mains après une bataille, Soupirais-je, il vaut mieux s’endormir sur la paille Qu’entre les draps des morts qu’on a su dépouiller... » Des cadavres épars semblaient me surveiller : J’en rencontrai partout. Leurs horribles visages Me faisaient détester la guerre et ses ravages. Où la guerre a passé que les champs sont donc laids ! On y heurte des corps, des têtes, des boulets, Des fusils, des schakos ou bien des baïonnettes, Des chevaux mutilés ou bien d’affreux squelettes. ”
