Résumé

M. l'abbé Motte, aumonier de l'Hôtel-Dieu de Romorantin (1880)

L'humilité chrétienne n'abaisse point les esprits, non plus que les caractères. Celle de l'abbé Motte ne l'annulait pas. Si, sa personnalité seule se trouvait engagée en quelque point, le cas avait peu de valeur à ses yeux. Plein de sensibilité comme il était, on pouvait bien sans le vouloir, le faire beaucoup souffrir, soit à l'occasion d'une opinion à lui, mal accueillie, ou plus mal combattue, soit encore s'il se produisait en sa présence un thème de conversation plus ou moins inopportun. Dans ces occasions là, vous voyiez l'homme prudent se replier, se retrancher dans le silence.
Source : Gallica

M. l'abbé Motte, aumonier de l'Hôtel-Dieu de Romorantin (1880)

Ils y sont cependant, comme pour prouver que l'estime des hommes, pour la vertu, l'emporte sur leurs opinions et leurs passions.
Le seul spectacle de la vertu n'est pas stérile, même sur les âmes que le trouble a écartées.
A cet égard, il faut bien dire que Dieu seul peut connaître l'abondance des fruits obtenus, durant le cours du ministère de M. l'abbé Motte parmi nous.
Source : Gallica

M. l'abbé Motte, aumonier de l'Hôtel-Dieu de Romorantin (1880)

Son maître d'apprentissage l'avait, une fois, conduit avec lui chez un fermier où il devait passer une journée de travail: c'était un jour d'abstinence, et, au repas, la ménagère avait servi des aliments gras. - Résolument, le jeune apprenti en fit refus.
Cet acte de courage à l'encontre du respect humain, « l'avait rendu très heureux, » nous dit-il.
Source : Gallica

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