Renée de Brimont,
La petite morte
“ Jusqu’à la source fraîche où de vieux saules ploient... Et je ne connaissais du monde que les joies ! Mais j’ai quitté soudain, j’ai quitté pour jamais La brise, le soleil, les roses que j’aimais, La source qui bondit au travers des campagnes, Et les jeux, et les chants de mes jeunes compagnes J’ai quitté le logis tiède, le jardin... Je t’ai quitté ! — Peut-être un douloureux destin M’eût-il accompagnée aux sentiers de la vie ? Du bonheur la chimère est en vain poursuivie, Or, mes jours écourtés furent des jours heureux. ”
