Henri Blaze de Bury

Henri Blaze de Bury

Résumé

Portrait de Henri Blaze de Bury Henri Blaze de Bury La Veillée du Prince

D’arrêter d’un seul mot toute la Germanie ;
Mais, pauvre France, où donc va ton illusion ?
Que peut un philosophe, et fût-il roi lui-même,
Contre un peuple entraîné par son impulsion,
Contre une race entière en son effort suprême ?
Vois où ta propre erreur te pousse maintenant
Nous sommes des Teutons, des barbares, des hordes,
Des Mohicans sans âme et sans miséricorde,
Des ravageurs pillant, brûlant à tout venant !
Et c’est quand tu me fais une telle querelle,
Quand ta bouche d’airain parle comme cela,
Que tu viens demander l’esprit d’un Marc-Aurèle.
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Portrait de Henri Blaze de Bury Henri Blaze de Bury La Veillée du Prince

La tienne est de mourir sous les coups du Germain ;
Meurs donc joyeusement et la coupe à la main,
Et plutôt que vomir la rage et l’anathème,
Couronne-toi de fleurs pour ce banquet suprême ;
Reprends ton ironie et tes airs d’autrefois,
Laisse la harpe en deuil suspendue aux vieux saules,
Evoque tes farceurs, tes baladins, tes drôles,
Tous ces représentans du bel esprit gaulois,
Ceux à qui tu donnais l’or et la renommée
Pour bafouer ton Dieu, ton honneur, ton armée,
Et fière, au milieu d’eux, tombe comme il te sied,
En niant le vainqueur qui t’écrase du pied !
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