Stéphanie-Félicité Du Crest comtesse de Genlis

Résumé

Stéphanie-Félicité Du Crest comtesse de Genlis Lettre écrite le 8 mars 1796, par Mme de Genlis… (1831)

Pourriez-vous, en montant sur ce trône sanglant et renversé, vous flatter même de donner la paix à la France ? Non, sans doute : la prolongation de la guerre extérieure , et de plus la guerre civile dans toutes les parties de l'empire seraient les fruits funestes de cette odieuse usurpation. La France, en reprenant la royauté, légitime elle-même les prétentions du frère de Louis XVI ; si le trône est relevé, c'est à lui qu'il appartient.
Source : Gallica

Stéphanie-Félicité Du Crest comtesse de Genlis Lettre écrite le 8 mars 1796, par Mme de Genlis… (1831)

Vous avez bien servi votre patrie, vous avez fui pour éviter la mort qu'un tyran sanguinaire vous préparait ; vous avez vécu depuis deux ans dans l'obscurité, sans jamais chercher à vous faire des partisans ; vous êtes irréprochable , conservez toujours ce bonheur, le seul qui vous reste, et qui vous rend si digne d'exciter l'intérêt des âmes sensibles et vertueuses.
Source : Gallica

Stéphanie-Félicité Du Crest comtesse de Genlis Lettre écrite le 8 mars 1796, par Mme de Genlis… (1831)

Comme vous n'avez point désavoué cette
lettre, je dois la croire de vous, et je suis persuadée par conséquent que vous êtes en Amérique. Je vous félicite d'avoir pris ce parti : vous devez vous souvenir que je vous disais il y a trois ans que c'était le meilleur pour vous. Il me paraît impossible que vous ne sachiez pas que l'on a écrit dans plusieurs papiers français, que vous aviez un parti en France et des partisans dans les pays étrangers, qui voulaient vous placer sur le trône. Si vous ignoriez ce fait, ce serait vous rendre un très-grand service que de vous, en instruire.
Source : Gallica

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