“ De la terre amoureuse où la vie étincelle ; Je renaissais dans les oiseaux et dans les fleurs, Dans les rayons qui font pétiller les couleurs, Dans tout ce qui frémit, dans tout ce qui s’enflamme, Et le soleil était le frère de mon âme. En extase, ravi, mon esprit dilaté Absorbait l’univers entier dans sa clarté ; J’étais l’immense voix, j’étais l’écho mystique De cet universel et sublime cantique Qui vers les astres d’or roule dans l’infini ; J’étais l’âme du monde. Elle m’avait souri. ↑ Extrait du recueil Le collier d’Opales (1899) . ”
