Émile Verhaeren,
CELUI DE LA FATIGUE
“ De tout penseur ardent, il se sentait l’aïeul : Le sol du monde était pourri de tant d’époques Et le soleil était si vieux ! Et tant de poings futilement victorieux N’avaient volé au ciel que des foudres baroques...... Et c’est décidément : « Misère ! » à toute éternité Qu’à travers sa planète et vers ses astres La tête pâle et sanglante de ses désastres, Vers ses millions d’ans criera l’humanité. ”
