Résumé

J.-B. Coulon [Discours prononcés par les FF. Marchand et Coulon sur la tombe du F. Balazard… (1867)

Vous ne croyez pas, Messieurs, qu'un libre penseur ne soit qu'un sceptique et un négateur sans convictions : je croirais vous faire insulte si je supposais que cette absurde accusation pût se produire parmi vous. Comment l'âme du libre penseur serait-elle vide d'affirmations ? Sa raison lui démontre l'indéfectibilité de la conscience, du moi humain, les lois nécessaires et éternelles de la solidarité, de la liberté, de la personnalité, bases immuables de l'ordre moral, d'où dérivent les théories de justice et d'égalité parmi les hommes. Quel vaste champ pour les recherches de l'esprit humain !
Source : Gallica

J.-B. Coulon [Discours prononcés par les FF. Marchand et Coulon sur la tombe du F. Balazard… (1867)

Mais heureuses aussi, mes frères, ces âmes fortes et modestes qui, se renfermant dans le cercle des devoirs sévères de la conscience, se respectent comme de nobles créature?, et accomplissent leurs destinées dans la justice et dans la fraternité ! heureux ces hommes qui, comme notre frère Balazard, tolérants et généreux pour tous, mais pleins de fierté pour leur dignité d'hommes, - meurent sans faiblesse, sans avoir menti à leur conscience, à leurs convictions !
Source : Gallica

J.-B. Coulon [Discours prononcés par les FF. Marchand et Coulon sur la tombe du F. Balazard… (1867)

Frère Balazard, quand vous êtes venu parmi nous proclamer la solidarité de notre monde, vous avez reconnu la solidarité universelle dont l'homme n'est qu'un anneau ; quand vous avez proclamé la dignité, la royauté du moi humain, vous avez reconnu, vous avez affirmé l'absolu du moi universel dont la conscience humaine n'est que la manifestation et le verbe.
Source : Gallica

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