L. Daspres

Élements biographiques

L. Daspres,  Existence de Dieu (1864)

“ L'hiver parlait encore, et la neige fondait, Au soleil des lilas le glaçon se fendait, La forêt feuille à feuille ornait sa chevelure Et l'herbe brin à brin déroulait sa verdure ; Les zéphirs et les fleurs parurent à leur tour, Philomèle aux échos confia son retour,
Et le ruisseau joyeux de revoir sa prairie S'en alla babillant sous sa rive fleurie.
L'hiver n'entendit pas; il était au tombeau.
Le printemps détacha les fleurs de son berceau Et le vieillard mort fou, depuis ce jour repose Dans un sépulcre orné de jasmin et de rose.
”
Source : Gallica

L. Daspres,  Existence de Dieu (1864)

“ Mais tel que le soleil, de son dôme d'azur Décoche dans l'espace un rayon toujours pur, Et tel qu'aux régions où se forme l'orage, Quand ce rayon se heurte au flanc noir d'un nuage Dont l'ombre frappe au front un stupide troupeau, Oubliant la clarté du céleste flambeau, La plèbe ne voit plus dans l'astre qui s'efface D'une vaine lueur que la tremblante trace ”
Source : Gallica

L. Daspres,  Existence de Dieu (1864)

“ Si mon œil incertain consulte la nature, Il la voit tous les ans donner même verdure, L'automne mêmes fruits, le printemps mêmes fleurs, L'hiver mêmes frimats, l'été mêmes chaleurs.
1 Le ciel, vaste cadran dont toutes les secondes Sont autant de soleils et les heures des mondes, Me donne six mille ans de régularité.
Tout est précision, mais rien n'est liberté.
L'homme seul peut, reflet d'une toute-puissance, Étendre l'horizon de son intelligence, Dompter les éléments, varier ses loisirs.
”
Source : Gallica

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