P. de B.

Élements biographiques

P. de B. Réponse à Mgr l'évêque d'Orléans (186.)

MONSEIGNEUR,
J'avais lu votre Lettre à M. le commandeur Ratazzi, et je viens de lire le Post-Scriptum dont vous la faites suivre. — Si vous vous étonnez, si vous vous indignez de ce qui se passe en Italie, et même en France par rapport à Rome, — permettez que les mêmes sentiments d'étonnement sinon d'indignation, trouvent leur place ici, en présence d'un langage aussi dur que peu réfléchi. Quoi? Tout l'épiscopat français regarde en silence les yeux levés au ciel, mais avec cette foi profonde, cette mansuétude, ce calme qui font sa force et méritent tous nos respects !!!
Source : Gallica

P. de B. Réponse à Mgr l'évêque d'Orléans (186.)

Pourquoi surtout, faire peser sur la France et sur son chef une responsabilité, qu'une réflexion plus attentive vous eut montré ne pas arriver jusque-là. — L'Italie toute entière dans l'unanimité de ses enfants, princes et peuples, ne demande-t-elle pas d'avoir pour capitale de son royaume Rome, toujours Rome ! Eh bien que voulez-vous que fassent, et les traités, et les armées dont chaque soldat aspire à cette capitale ! et les Souverains, et leurs Ministres ! Quoi tout un peuple n'a qu'un cri, et vous voulez qu'on lui réponde.
Source : Gallica

P. de B. Réponse à Mgr l'évêque d'Orléans (186.)

Mon Dieu, tâchons de vouloir des choses possibles, est-il préférable de voir un gouvernement régulier, et une armée régulière, occuper Rome ? Aimez-vous mieux, que ce soit un général qui s'est mis hors la loi de son pays, et qui ne s'y maintient que parce que le gouvernement italien est lié !!! Eh bien oui il l'est !!! Mais ne l'insultez donc pas, car il n'a aucun moyen humain possible d'empêcher ce que veut la nation italienne, toute entière.
Source : Gallica

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