Édouard Daner

Élements biographiques

Édouard Daner Le lâche de Sedan : à Louis-Napoléon Bonaparte (1870)

L'un commence à vieillir, l'autre est trop jeune encore; Nous pouvons le laisser jouir de son aurore, Mais non de ses futurs exploits.
Mais toi, grand souverain, dont l'honneur ceint la tète Crains de ton peuple entier une auguste tempête ; C'est parfois au moment où l'on se croit heureux Qu'on voit tomber la foudre au sein de sa demeure ; Un roi n'a point de jours, il ne voit jamais l'heure, Qui peut venir fermer ses yeux.
Quel sera le destin qui t'ouvrira la tombe ?
Pour prix de tes forfaits sera-ce une hécatombe De discours censurés par nos plus grands savants?
Source : Gallica

Édouard Daner Le lâche de Sedan : à Louis-Napoléon Bonaparte (1870)

Tu n'étais pourtant pas appelé pour la France Mais, tu choisis le jour où l'on criait vengeance Pour rentrer à Paris et, tu vins au hasard, Demander de plein droit, ce que tout bronze sonne, En l'honneur de celui qui gagna sa couronne
L'épée en main comme César.
Tout un peuple criait, en mains étaient les armes; Les pavés teints de sang étaient mêlés de larmes ; Le droit depuis longtemps était empoisonné..
Source : Gallica

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