Édouard Daner, Le lâche de Sedan : à Louis-Napoléon Bonaparte (1870)
“ L'un commence à vieillir, l'autre est trop jeune encore; Nous pouvons le laisser jouir de son aurore, Mais non de ses futurs exploits. Mais toi, grand souverain, dont l'honneur ceint la tète Crains de ton peuple entier une auguste tempête ; C'est parfois au moment où l'on se croit heureux Qu'on voit tomber la foudre au sein de sa demeure ; Un roi n'a point de jours, il ne voit jamais l'heure, Qui peut venir fermer ses yeux. Quel sera le destin qui t'ouvrira la tombe ? Pour prix de tes forfaits sera-ce une hécatombe De discours censurés par nos plus grands savants? ”
