Anne-Marie Huguenin,
Portraits de femmes
“ Car ici, la civilisation était difficile plus qu’en aucun autre pays. Communiquer avec la France constituait un effort terrible. Les bateaux de ce temps n’avaient rien de ceux d’aujourd’hui : les voyageurs obligés à séjourner sur la mer des mois et des mois, ne savaient à quel moment on pourrait atterrir d’un côté ou de l’autre de ce redoutable Atlantique. Seulement, tel était l’esprit de foi que des Jésuites d’abord, des religieuses ensuite, s’embarquèrent avec confiance et sérénité, laissant le plus beau pays du monde pour venir habiter une contrée où le nécessaire était souvent inconnu. ”
