Résumé

M. Libri et les journaux anglais (1851)

C'est du British Muséum, de la bibliothèque du Vatican, de l'Escurial et de la bibliothèque de Berlin, pour ne rien dire d'une foule d'autres, que la Bibliothèque nationale possède les dépouilles; et ces personnes officielles sont si complètement endurcies à la honte de recevoir le bien dérobé, qu'elles avouent ouvertement et avec naïveté la date et la manière dont les soustractions ont été effectuées.
Source : Gallica

M. Libri et les journaux anglais (1851)

La question, à ce que j'apprends, s'agite en silence dans les régions officielles, de savoir si le gouvernement ne fera pas une demande formelle au British Muséum et aux établissements publics d'autres pays, ainsi qu'aux particuliers, pour la restitution des ouvrages rares et des manuscrits enlevés aux bibliothèques publiques et vendus par Libri. Il est pourtant notoire, comme je vous l'ai dit dans une lettre précédente, que la Bibliothèque nationale et presque toutes les bibliothèques de France se sont enrichies de documents et de livres précieux connus pour avoir été dérobés.
Source : Gallica

M. Libri et les journaux anglais (1851)

Les manuscrits de Léonard de Vinci, qui sont d'une si grande valeur qu'ils ne doivent être communiqués à personne, à moins d'une autorisation spéciale, étaient dans ses mains. On s'aperçut dans la suite qu'il y manquait 66 feuillets. L'Acte d'accusation allègue, de plus, que beaucoup des livres et des manuscrits volés dans les différents dépôts publics, avaient été vendus par M. Libri, et qu'il gardait les autres dans sa propre bibliothèque. L'estimation de cette bibliothèque s'élève à la somme énorme de 600,000 fr. (24,000 l.)
Source : Gallica

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