Résumé

Appel au Gouvernement de la défense nationale… (1870)

Si l'assemblée déclare la continuation de la guerre, la prolongation du siège de Paris, dommageables à la France, la guerre s'arrêtera. Paris n'attendra pas la capitulation par la famine, il fera ce que la nation voudra.
S'il faut du sang à la patrie on lui en donnera, mais qu'on n'en verse pas en vain, car en même temps que le sang versé, il y a le territoire dépouillé, le trésor vidé, toutes les sources de la richesse taries. Une assemblée à créer est chose plus facile que la victoire. Ce sera une réalité et la victoire peut n'être qu'une illusion.
Source : Gallica

Appel au Gouvernement de la défense nationale… (1870)

Vainqueurs ou vaincus, une assemblée nous sauvera : vaincus, elle laissera quelque chose debout dans la patrie; elle empêchera les hommes du 31 octobre d'élever sur des ruines quelque chose de pire que ces ruines : vainqueurs, elle nous constituera sans désemparer un pouvoir légitime; elle ne souffrira pas que n'importe quels ambitieux deviennent nos maîtres; elle nous donnera un gouvernement national au lieu d'un gouvernement de parti. Les factieux auront meilleur marché, le lendemain de la victoire comme le lendemain de la défaite, de la république du 4 septembre que d'une assemblée.
Source : Gallica

Appel au Gouvernement de la défense nationale… (1870)

Convoquée aujourd'hui, une assemblée nationale sera telle que les besoins de la patrie l'auront faite; elle sera grave comme les circonstances. Il n'y aura ni vainqueurs pour influencer sa création, ni agitateurs pour la faire surgir du désordre qu'une défaite ne manquerait pas d'engendrer.
Le Pouvoir honnête que nous voyons à l'oeuvre ne saurait tarder plus longtemps à rendre le décret qui lui ôtera une responsabilité dont, à mesure que le temps s'écoule, le fardeau s'aggrave.
Source : Gallica

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