Résumé

F.-V. Roussel La question du mandat de l'Assemblée nationale (1872)

N'est-ce pas une déduction naturelle, une déduction obligée même, puisqu'il n'existe entre la vacance du 4 septembre et la reprise des affaires, par décret du 28 janvier, rien, absolument rien, ni dans l'expression des sentiments du pays, ni dans les protocoles, ni dans les conclusions des actes et décrets, rien qui rompe ou qui modifie ce lien intime de définition, ce lien naturel de transition entre le passé et le présent. Donc l'Assemblée actuelle a purement et simplement succédé, comme représentation nationale à l'ex-Corps législatif.
Source : Gallica

F.-V. Roussel La question du mandat de l'Assemblée nationale (1872)

Ce mandat n'expirera-t-il pas d'ailleurs de lui, même, le jour où toutes les questions qui requièrent urgence auront été résolues ?...
Alors, ayant recouvré, dans le calme et dans le repos, toute sa force vitale, la France élèvera de nouveau cette belle voix, jadis si éloquente et si écoutée, pour réclamer
sa constitution ;.... et alors cette voix, plus libre et plus
réfléchie, parce qu'elle sera plus dégagée des impressions pénibles qui nous oppressent encore, dira avec plus d'exactitude et de vérité quels sont les voeux sincères de la nation.
Source : Gallica

F.-V. Roussel La question du mandat de l'Assemblée nationale (1872)

Que, quand bien même le mandat de l'Assemblée nationale de Versailles serait restreint à la solution de cette question, il ne serait pas pour cela expiré ; qu'il ne suffit pas, pour dire Nous avons la paix, d'avoir signé un traité de paix ; que cette paix ne sera faite, ne sera acquise pour nous, en ce qui la concerne, que du jour où nous aurons satisfait aux conditions qu'elle nous impose à l'intérieur, pour l'avoir à l'extérieur.
Source : Gallica

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